Je ne sais pas dans quelle librairie tu vas, mais le yaoi n'est pas toujours facile à trouver là où j'achète mes mangas. Sans doute trop de shônen et de shôjo dans les rayonnages
Pourtant, le libraire fait des efforts pour les mettre en valeur : "coin" yaoi sur la table des nouveautés, étagères réservées au genre... Mais il gère
2000 sorties manga par an ! Et ce depuis des années... Je compte tout ici, y compris les rééditions. Comment veux-tu que le yaoi, qui ne sort régulièrement que depuis 2008, qui ne dépasse pas les 9-10 sorties par mois tous éditeurs confondus, puisse noyer des étagères aussi surchargées ?
Pour Jojo, il s'agit malheureusement d'une série difficile à vendre. C'est paradoxal, mais ses qualités ne lui rendent pas service quand il s'agit de l'écouler. De plus, le yaoi est constitué de one-shots et de séries courtes. Il est donc bien plus simple à gérer qu'une série comme Jojo avec différents cycles. D'ailleurs, Jojo a plus à craindre des autres shônen/seinen que du yaoi, le public ciblé étant plutôt masculin.
Pour finir, il serait bon de ne pas oublier que le yaoi n'est pas un truc monolithique où tous les mangas sont interchangeables. Je ne dis pas ça spécialement pour toi, vu le nombre de personnes qui sous-entendent le contraire... Et c'est sérieusement pénible à force.
On trouve beaucoup de yaoi tranches de vie, vu que c'est ce qui a le plus de succès. Mais il y a un monde entre Kazuma Kodaka, Tôko Kawai, Yaya Sakuragi, Kano Miyamoto, Naono Bohra, Ayano Yamane, Hirotaka Kisaragi (surtout que c'est le seul homme de la liste XD) et beaucoup d'autres auteurs. De plus, on trouve aussi du fantastique, de la fantasy, de la sf, du policier, de l'historique, de la comédie, du drame... Bref, le genre est suffisamment diversifié pour qu'on n'en revienne pas continuellement à cette histoire de quota à ne pas dépasser.
De toute façon, les éditeurs ne sont pas fous. S'il propose plus de yaoi actuellement, c'est qu'il y a un public derrière.